Interview Jordan Pothain : « Je serai là dans 4 ans »

Lisez l’interview de la Fédération Française de Natation avec Jordan Pothain aux Championnats de France Elite 50m à Strasbourg. Recueilli par A.C. de la FFN.

Mercredi 24 Mai 2017 – 20:15

Jordan Pothain n’est pas homme Ă  fuir ses responsabilitĂ©s. Au lendemain de sa dĂ©ception sur 400 m nage libre, le Grenoblois n’a pas rĂ©ussi Ă  effacer sa dĂ©convenue sur 200 m nage libre. L’élève de Guy La Rocca s’est classĂ© “seulement” deuxième en 1’48’’66, derrière le Toulousain Jonathan Atsu (1’48’’15), Ă  plus d’une seconde des minimas requis pour se qualifier pour les championnats du monde de Budapest (1’47’’15).

Quel sentiment t’habite à l’issue de cette finale du 200 m nage libre ?

De la dĂ©ception ! Clairement, je ne peux pas dire autre chose. C’est très loin de ce qu’on attendait de moi sur cette compĂ©tition. C’est une annĂ©e qui est difficile. J’ai voulu tenter de nouvelles choses, mais c’était peut-ĂŞtre le prix Ă  payer pour ces essais. J’ai subi un Ă©chec, mais je reste malgrĂ© tout confiant sur le pari sur l’avenir que j’ai pris avec Guy (La Rocca, son entraĂ®neur Ă  Grenoble, ndlr). Si ce n’est pas pour cette annĂ©e, ça viendra plus tard. On bosse pour les Jeux de Tokyo et puis la semaine n’est pas finie. Je vais tenter de me joindre au relais 4×100 m nage libre.

Qu’est-ce qui t’a manqué ?

Comme hier (mardi 23 mai) sur 400 m nage libre, il m’a manqué du jus. 1’48’’66, c’est clairement loin de mon niveau. L’année dernière, aux championnats de France de Montpellier (qualificatifs pour les Jeux de Rio), j’avais nagé 1’47’’00 en déroulant. Cette année, les temps de qualifications de Strasbourg ne devaient être qu’une étape pour les Mondiaux et les Jeux de Tokyo. Bon, je n’en verrais peut-être pas un des deux, mais le plus important c’est d’être présent pour l’objectif final !

Tu sembles surtout déçu de ne pas avoir répondu aux attentes placées en toi.

Oui, j’étais attendu comme une tête d’affiche, comme le mec qui explose tout depuis deux ans, comme le nageur qui ne fait que monter. Donc, oui, ça peut étonner que je m’écroule, mais pour moi ce n’est pas un échec parce que je suis confiant sur ce que je réalise à l’entraînement. Je ne peux pas vous expliquer mon quotidien, mais je suis certain que tout ce que je mets en place va finir par payer. Peut-être pas maintenant, mais plus tard. Je serai là dans 4 ans.

 

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